MEDECINS D'AFRIQUE
ONG Internationale des Médecins et Acteurs de Santé pour la Promotion des Soins de Santé Primaires
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URGENCES
05.04.2020
Beaucoup de rumeurs et de polémiques entourent le travail des chercheurs concernant la riposte au Covid-19, que ce soit par des traitements ou des vaccins. Or, pour savoir ce que recouvre vraiment un essai clinique et être sûr qu’il est mené dans le respect de toutes les règles d’éthique, le mieux est encore d’avoir contribué à le concevoir et à le mettre en œuvre. En effet, les chercheurs qui ont mis au point un essai clinique doivent rédiger un protocole soumis à la validation du comité national d’éthique avant le début de l’essai. Il faut donc que les chercheurs et médecins africains eux-mêmes s’emparent du dossier et ne s’exclut pas en externalisant les responsabilités !

Selon Nathalie Strub-Wourgaft, Directrice de l’unité des maladies tropicales négligées au Drugs for Neglected Diseases Initiative (DNDI), une organisation de recherche indépendante basée à Genève et l’une des initiatrices du projet de Coalition pour la recherche clinique sur le Covid-19, « le problème actuellement n’est pas la mise en place d’essais cliniques concernant le Covid-19 en Afrique, mais bien leur absence... »

A part les essais prévus au Burkina Faso et au Sénégal concernant la chloroquine et l’apivérine, l’Afrique est actuellement peu intégrée dans les stratégies de recherche mondiales sur plusieurs domaines y compris le Covid-19. Or, s’agissant de la santé, l’Afrique dispose d’une véritable richesse en termes de plantes médicinales. Plus de 1000 plantes à propriétés antivirales reconnues ont déjà été recensées au CERMA (Centre d’études et de recherches Médecins d’Afrique). Beaucoup ont été testées in vitro, mais trop peu d’essais cliniques qui auraient dû valider leur utilisation en tant que phytomédicaments ont été menés. C’est l’occasion de faire le plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour accélérer la recherche, quitte à simplifier les procédures administratives, dès lors que l’innocuité des médicaments testés a été validée (DL50 et toxicité sub-chronique).

Cette crise nous apprend qu’il faut de plus en plus des initiatives locales pour faire progresser la santé en Afrique, avec des équipes autonomes, afin de rétablir la relation de confiance entre les patients et l’offre de vaccins et de médicaments. Trop souvent ces initiatives de recherche fondamentale et appliquées ont été bloquées par le manque de ressources, de soutien des institutions nationales et internationales, la mystification des technologies, le manque de promotion des technologies adaptées aux réalités africaines, etc. La crise actuelle montre que nous n’avons pas pu encore réussi à faire émerger des solutions endogènes suffisantes. Or, il ne faut plus se laisser bloquer par le manque de moyens et toutes ces contraintes. L’Afrique doit libérer son potentiel en mettant en oeuvre une stratégie des « petits pas » pour consolider, au fur et à mesure, des résultats basés sur les preuves pour faire aboutir des solutions thérapeutiques endogènes et discuter d’égal à égal avec les confrères des laboratoires du Nord et d’Asie. Des nombreuses initiatives locales existent déjà, il faut communiquer autour d’elle et avancer dans la fédération de ces initiatives pour harmoniser les protocoles, mutualiser les moyens et générer l’émulation créatrice entre les chercheurs. Communiquer sur les initiatives positives qui marchent de cette Afrique qui bouge est une forme de thérapie de choc pour réarmer mentalement et psychologiquement la jeunesse africaine pour libérer son potentiel infini. Tout est possible, tout est devant, l’Afrique peut rompre la chaîne de la fatalité. Le monde à besoin d’Afrique, car l’humanité est une et indivisible. Cap vers la science, cap vers la connaissance, cap vers la mutualisation des moyens et l’Afrique avancera.

Dr Jean Théophile BANZOUZI,
Directeur Exécutif de Médecins d’Afrique
Directeur de Recherches au CERMA de Médecins d’Afrique
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CENTRE D’ETUDE ET DE RECHERCHE MEDECINS D’AFRIQUE (CERMA)
12.02.2020
Le financement basé sur la performance (FBP) fait partie du paquet d’interventions de la réforme sur le financement du secteur de la santé. Le principal objectif du projet est d’améliorer la couverture et la qualité des services de santé maternelle et infantile dans des domaines ciblés grâce au FBP. Pour cela, les établissements de santé contractualisés reçoivent des paiements de rendement selon des indicateurs définis de quantité et de qualité. A ce jour, l’approche FBP a été mise en œuvre dans toutes les ex-provinces de RD Congo : Kasaï Occidental, du Kasaï Oriental, du Nord Kivu, Orientale, du Sud Kivu, du Bas Congo, du Bandundu, du Maniema, de l’Equateur, du Katanga et à Kinshasa (Ministère de la Santé de RD Congo, 2017).

Le Projet de renforcement des systèmes de santé pour une meilleure santé maternelle et infantile (PDSS) est actuellement mis en œuvre dans 11 provinces de la République démocratique du Congo. Pour ce projet, il était prévu de réaliser trois types d’évaluation : Enquête de base, Enquête à mi-parcours, Enquête finale. Médecins d’Afrique, après un processus compétitif, a été sélectionné pour réaliser d’abord l’enquête de base en 2015-2016 puis maintenant l’enquête finale de février à juin 2020. Le but de cette évaluation d’impact prospective et rigoureuse est d’évaluer l’effet du FBP sur l’utilisation des services de santé, la qualité des soins et les résultats en matière de santé. L’objectif de l’étude est de déterminer des indicateurs de santé pour 58 zones sanitaires dans les districts sanitaires provinciaux de Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Haut-Katanga, Haut Lomami et Lualaba, à partir d’une enquête auprès de : 8 490 ménages avec au moins une femme ayant eu un enfant au cours des 2 années précédant l’enquête, 80 agents de santé communautaire, 408 établissements de santé, dont 58 hôpitaux et 350 centres de santé.

Pour conduire cette étude Médecins d’Afrique a lancé un recrutement de 18 candidats médecins à la formation sur 510 dossiers reçus. La formation de 12 jours a commencé le mardi 4 février 2020 assurée par l’équipe de coordination : Dr Jean Théophile BANZOUZI (Chef de projet), Dr Davy LOUVOUEZO (Coordinateur terrain), Siffrein KOUETOLO (Data Manager), Dr Yaneeck KALONDJI (Coordinateur terrain adjoint) sous le regard des investigateurs principaux de la Banque Mondiale avec Gil SHAPIRA, Pr Gunther FINK, Dr Stéphane et Salomé DROUARD

Après avoir présenté l’agenda de la formation, les règles de formation, le module sur le protocole de recherche, les superviseurs présélectionnés ont été divisés en deux groupes à savoir le groupe FOSA (Formations sanitaires) et le groupe ménages. Les superviseurs ont été formés sur plusieurs modules (plus de 25 modules) selon les groupes d’affectation.

Les formations ont été programmées en trois parties :
- Partie théorique (5 jours) : afin de donner à tous les bases de l’enquête, la compréhension du questionnaire et aussi des méthodes et techniques utiles pour une mise en œuvre réussie.
- Partie pratique (4 jours) : après révision des questionnaires (12), ceux-ci ont été programmés sur tablette et le travail dans cette phase pratique consiste à initier les superviseurs à la manipulation et maîtrise du questionnaire électronique. Cette phase est ponctuée de nombreux exercices pratiques et de simulation. La prise des mesures anthropométriques a été également rappelée aux superviseurs ménages ainsi que les outils de dénombrement. Les superviseurs ont également été instruits sur les outils de contrôle/vérification ainsi que les outils de reporting.
- Partie terrain : elle se déroulera en deux parties, à savoir le pré-test et l’enquête pilote. Cette dernière sera réalisée dans un quartier de Kinshasa avec les tablettes dans des formations sanitaires et ménages sélectionnées. Ces résultats seront directement logés dans le serveur pour évaluer le niveau de performance des candidats. Toutes les incohérences seront corrigées et les données analysées. La programmation des questionnaires sera alors révisée en conséquence.

A l’issue de tout le processus de formation, 12 superviseurs seront définitivement retenus pour être déployés dans les provinces cibles du projet. 6 réservistes seront sur la liste d’attente et seront rappelés en cas de désistement des premiers. Ces superviseurs co-participeront à leur tour à la formation des équipes dont ils auront la charge.

Nous souhaitons à l’équipe de coordination de MDA, aux investigateurs de la Banque Mondiale et surtout aux candidats superviseurs beaucoup de courage pour la conduite de cette formation capitale pour une collecte des données de qualité.
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EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
26.01.2020
Médecins d’Afrique (MDA) a construit un centre de santé dans la quartier Km4 de Pointe Noire au Congo. Dans sa volonté d’apporter des solutions concrètes dans la réduction des maladies hydriques, un forage a été construit, co-géré par la communauté via le comité local de gestion de l’eau (CLGE). Un comité d’hygiène a été également mis en place pour aider à assainir le milieu. Pour aller plus loin, MDA souhaite connaître les évolutions des connaissances et de pratiques concernant l’eau, l’hygiène et l’assainissement (WASH en anglais) depuis l’installation de l’ensemble de ces infrastructures.

Une enquête CAP était indispensable pour évaluer le niveau de connaissance et de pratiques sur l’eau, l’hygiène et assainissement auprès des ménages. Des étudiants français de l’école française l’EA/Tecomah sont venus à Pointe Noire pour réaliser avec MDA Congo cette enquête ainsi que l’analyse microbiologique et physico-chimiques de l’eau utilisée par les habitants du quartiers pour les différents besoins du ménage.

Un groupe de 10 personnes a été mobilisé pour constituer une équipe d’enquêteurs en lien avec les étudiants de l’EA/Tecomah. Après une semaine de préparation du protocole et des outils de l’enquête, la phase de terrain a été lancée le 25 janvier 2020. Elle a débuté par des réunions avec les autorités locales et les associations du quartier, puis par la formation des enquêteurs, avec la participation des étudiants, du Directeur Exécutif de MDA, Dr Jean Théophile Banzouzi, du chef de base MDA Pointe Noire, Dr Steve Malanda, de la Coordonnatrice de terrain de l’enquête, Mme Bénédicte Nganga et du Data manager de MDA, M. Siffrein Kouetolo . La formation a porté sur les aspects théoriques, techniques et pratiques de l’enquête, qui sera réalisée sur tablettes, les données étant envoyées directement sur serveur. Cette formation dense avait pour objectif de bien préparer les enquêteurs et de s’assurer de la qualité des données qui seront obtenues.
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NUTRITION ALIMENTATION
12.07.2018
L’objectif des cliniques mobiles est de contribuer à la prise en charge de qualité de la malnutrition aiguë modérée en stratégie avancée dans les sites choisis des IDPs et population hôte dans les zones de santé de Moba et Kalemie en vue d’augmenter les admissions et réduire la prévalence de la malnutrition aiguë auprès des enfants de moins de 5 ans. Pour cela, Médecins d’Afrique RD Congo a organisé des dépistages actifs des cas de malnutrition aiguë sévère (MAS) dans la communauté par les équipes de la Clinique Mobile, a organisé l’approvisionnement de six UNTA en intrants nutritionnels.

Ces cliniques mobiles, menées de Février à Mars 2018, devaient couvrir 6 aires de santé de la province du Tanganyika, dont 3 pour Kalemie (AS Kataki, AS Bwanakutchia et AS Kankomba) et 3 pour Moba (AS Pepa Kilunga, AS Kasenga et AS Mutambala). Avant le démarrage de la campagne de clinique mobile, un briefing a été effectué pour les agents sur le dépistage actif, le suivi de cas à domicile, la référence et les actions promotionnelles (ANJE) Il s’agissait de faire une mise à jour sur les notions de dépistage des enfants malnutris puis une mise en commun des stratégies à appliquer pour un dépistage optimum des enfants. La formation a été initié pour les équipes MDA (chef de projet et superviseurs), 6 Infirmiers Titulaires des AS ciblées pour l’activité, 30 agents communautaires et 2 infirmiers superviseurs des zones de santé.

Dans chaque zone de santé, pour assurer une meilleure prise en charge, la stratégie a été d’augmenter les stocks disponibles dans les UNTA pour permettre la prise en charge de l’afflux des enfants issus du dépistage massif et prévoir la suite de la prise en charge des enfants admis au programme après la fin du projet. Au total, la stratégie des cliniques mobiles a permis la prise en charge de 1750 enfants de 6 à 59 mois dans 15 aires de santé au total, donc 9 de plus que ce qui était initialement attendu.
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EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
11.07.2018
L’équipe TR-Monde, constituée par 10 élèves de première année de l’ENGEES, est bien arrivée à Brazzaville pour débuter leur mission de 1 mois en stage ouvrier : concrétiser l’aménagement de la source de Kombe selon les spécifications de l’étude technique réalisée par Alexandre et Florian, élèves en 2ème année de l’ENGEES, qui les ont précédés 2 mois plus tôt. Ils ont été accueillis par l’équipe MDA Congo et rejoints aujourd’hui par le Dr Banzouzi, Coordonnateur Europe de Médecins d’Afrique, qui a initié le partenariat entre MDA et TR-Monde

Parmi les ouvrages prévus pendant cette mission, il y aura une chambre de captation, une chambre de décantation / filtration et un bassin de rétention d’environ 10 m3 qui permettra provisoirement un approvisionnement de qualité en eau potable pour les habitants de Kombe. Parallèlement, une micro-adduction d’eau sera réalisée et un périmètre de protection de la source sera établi avec une clôture en grillage.

L’équipe des étudiants est très motivée pour le travail de terrain. Les habitants du quartier, et notamment le Comité de Quartier, rencontré plusieurs fois, sont très heureux. Enfin est réalisé ce projet attendu depuis plusieurs années. Cet aménagement sera utile à plus de 6000 habitants qui auront enfin de l’eau potable de bonne qualité.

Bon courage à eux pour la suite des travaux !
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URGENCES
25.04.2018
La République Centrafricaine enregistre régulièrement des cas de variole du singe (Monkeypox) depuis 2010 après les premiers cas notifiés en 1984 et 2001. Au cours des 5 dernières années, les cas ont été enregistrés dans la Lobaye (Mongoumba et Mbaïki), le Mbomou (Bangassou, Bakouma & Ouango), la Basse Kotto (Mingala) et la Haute Kotto (Bria). Les parties Sud-Ouest et du Centre-Est du pays, en zones de forêt, sont les plus fréquemment touchées par cette maladie sans un réservoir de virus clairement identifié dans la transmission. Ceci est d’autant plus difficile à mettre en évidence car dans la région de l’Est touchée en 2018 (Ippy, Rafaï et Bakouma), le climat sécuritaire ne permet pas de mettre en place une surveillance de la faune animale afin de détecter une épizootie de Monkeypox.

Depuis le début de l’année 2018, le pays a enregistré trois (03) flambées de Monkeypox dont celle de la sous-préfecture d’Ippy, la première a été la plus importante avec 09 cas suspects dont 06 confirmés par le laboratoire et 0 décès. Les deux autres flambées sont celles de Rafaï (03 cas suspects 0 décès) et Bakouma (01 cas suspect et 0 décès) non confirmé. Depuis le 07 avril 2018 des cas suspects ont permis le déclenchement de l’alerte et Médecins d’Afrique (MDA), présent dans la zone a été mandaté aux côtés du District Sanitaire de Bangassou avec l’appui de l’OMS en intrants pour apporter sa contribution afin de juguler l’épidémie. Le gouvernement centrafricain, en lien avec ses partenaires, a immédiatement élaboré un plan de contingence (en cours de validation) pour gérer la riposte sur lequel chaque partenaire est appelé à apporter sa contribution. L’Institut Pasteur de Bangui, associé dans ce dispositif apporte son expertise dans l’analyse des échantillons et la confirmation des cas.

Une mission d’investigation a ainsi été menée du 13 au 15 avril 2018 par MDA et le DS de Bangassou. Elle a permis le prélèvement des échantillons et leur transmission à l’Institut Pasteur de Bangui, la dotation en médicaments remis par l’OMS, la mise en place de 3 Unités de prise en charge (PEC) et 1 Unité pour l’isolement des patients à Rafai, ainsi que la formation des agents et des Relais communautaires (RECO), la collecte et transmission des données épidémiologiques S15 et S16. Une campagne de sensibilisation de masse a également été menée dans chaque aire de santé (Rafai, Aim, Selime et Gbanga) Les conditions sécuritaires à Rafai ne facilitent pas l’intervention et la mission d’investigation a signale qu’il faille mieux anticiper le manque en médicaments, en kits de protection et de matériel d’hygiène qui se profile pour la prise en charge des patients, ainsi que le besoin d’installation de sites d’isolement.

Il est donc important de réagir rapidement pour stopper la progression de l’épidémie. Nos recommandations sont de constituer et former une équipe d’urgentistes supplémentaires, de mobiliser les ressources additionnelles pour renforcer les capacités de PEC, de former tous les agents de santé et les RECO du District sanitaire Bangassou et Rafai ; de doter les sites de prise en charge et d’isolement en médicaments et équipements, de prélever et acheminer au laboratoire tous les cas suspects et d’assurer une surveillance épidémiologique à base communautaire avec la supervision de l’équipe médicale sur place. Il sera également important de développer et mettre en œuvre un plan de communication plus étendu pour sensibiliser les communautés, de disponibiliser les moyens préventifs, de détection des cas suspects et référencement des patients vers les Centres de santé dédiés.
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EAU / HYGIENE /ENVIRONNEMENT
27.03.2018
« Mieux vaut prévenir que guérir », dit-on. Médecins d’Afrique Guinée a reprise ce slogan a son compte. C’est tant que le patient est en bonne santé qu’il faut l’y maintenir ! Plus de 50 membres bénévoles de la structure, médecins, infirmiers, ATS, sociologues et autres se sont déployés dans les 5 Communes de la capitale Conakry pour une campagne de sensibilisation de la population non seulement sur les mesures préventives du choléra mais aussi sur ses voies de contamination pour une durée de 2 semaines à partir de Jeudi 22 mars 2018. En effet, la Guinée est dans la période des pluies, pendant laquelle le risque de propagation est très élevé.

Cette sensibilisation se fait de façon porte à porte pour permettre la meilleure compréhension du message, les cliniques, centres de santé, et mêmes des hôpitaux ne sont pas épargnés par cette campagne car la charité bien ordonnée commence par soi même. Après 5 cinq jours d’activités dans les 5 communes de la Capitale Conakry, plus de 500 Familles, 10 centres médicaux, de santé et Hôpitaux dont celui de Ignace Deen, 100 écoles primaires et secondaires sont déjà alertés et préparés pour éviter non seulement le choléra mais aussi toutes les autres maladies hydriques.

Merci à l’équipe MDA Guinée pour ce partage d’information et bonne continuation à eux !
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PROTECTION DES PERSONNES VULNERABLE & DEVELOPPEMENT DU JEUNE ENFANT
04.03.2018
Dans le cadre de la promotion de la santé en milieu scolaire, élément important pour le bien être de l’enfant et pour son devenir, Médecins d’Afrique met en œuvre un projet dénommé redynamisation de la santé scolaire. Ce projet permet de dépister les affections pouvant empêcher la poursuite d’une bonne scolarité et proposer le cas échéant une orientation thérapeutique susceptible de résoudre tant soit peu les anomalies identifiées. Les activités de ce projet sont essentiellement orientées vers des visites médicales couplées au déparasitage systématique des élèves. Les pathologies suspectées font l’objet d’une orientation vers les formations sanitaires ; ceci à la charge des parents qui sont parfois limités en termes de moyens financiers posant ainsi la problématique de la prise en charge effective de ces enfants malades surtout les plus vulnérables. Ainsi dans le souci de contribuer à la bonne santé des élèves des écoles du Congo, Médecins d’Afrique avait pris la résolution de mettre en œuvre des activités de santé scolaire en attendant de trouver des partenaires financiers pouvant soutenir ce projet.

Objectifs : L’objectif général de ce projet est de contribuer à la réduction du taux d’échec scolaire dû aux maladies et à d’autres handicaps en milieu scolaire, par l’amélioration de l’accès des élèves aux soins de santé primaires, la promotion des bonnes pratiques sanitaires et nutritionnelles en milieu scolaire et enfin, le référencement des élèves malades vers les formations sanitaires partenaires.

Activités réalisées

- Sensibilisation et mobilisation des promoteurs d’écoles sur le projet RESASCO ;
- Formation des prestataires sur les stratégies de mise en œuvre des activités RESASCO ;
- Organisation des visites médicales, nutritionnelles et psychologiques des élèves et personnel enseignant et administratif ;
- Déparasitage systématique et supplémentation en acide folique des élèves ;
- Organisation des séances de sensibilisation sur les thématiques prioritaires en santé ;
- Analyse structurelle et environnementale des écoles ;
- Supervision des prestataires du projet RESASCO.

Résultats obtenus :

Les équipes de screening était constituée de 3 agents dont un consultant (Médecin/Assistant sanitaire), un psychologue et une nutritionniste et/ou puéricultrice. Ceux-ci ont travaillé dans les écoles pour la détection des pathologies auprès des élèves. Chaque élève a bénéficié d’un examen médical, psychologique et nutritionnel. Toutes les informations ont été reportées dans une fiche de consultation individuelle. L’évaluation médicale systématique a consisté en l’examen clinique complet des enfants. L’évaluation nutritionnelle a permis d’apprécier le statut nutritionnel de chaque enfant. L’évaluation psychologique a consisté en un entretien visant à identifier et corriger, dans la mesure du possible, les anomalies pouvant influencer le rendement scolaire de l’enfant. Tous les enfants ont bénéficié de façon systématique d’un déparasitage et d’une supplémentation en acide folique.
Dans l’ensemble, 2 561 élèves ont été consultés, dans 4 écoles (Joseph Mban, Immaculée Conception, Tonton Parys et Marie Gérard). Dans l’ensemble 790 élèves ont présenté des problèmes sur le plan médical (31%), 60 sur le plan psychologique (2%) et 114 sur le plan nutritionnel (5%). Les problèmes médicaux les plus fréquents sont les caries dentaires (61%), suivis des douleurs abdominales (16%), des bouchons de cerumen (14%) et des troubles visuels (9%). La difficulté d’assimilation et la dyslexie ont été les problèmes psychologiques récurrents rencontrés chez les enfants examinés, les garçons étant trois fois plus touchés que les filles. Sur le plan nutritionnel, dans les écoles concernées, les problèmes de surpoids et d’obésité sont plus fréquents que les problèmes de malnutrition. Ainsi, pour les 114 enfants détectés, 48,2 % étaient en surpoids, 21,1 % en obésité, 11,4% à risque de malnutrition, 15,8 % souffraient de malnutrition aiguë modérée et 3,5 % de malnutrition aiguë sévère. Les enfants ayant présenté des pathologies nécessitant une prise en charge ont été orientés vers les formations sanitaires.
La supervision des activités a été assurée par la responsable du projet, appuyé par un volontaire de santé publique. Des supports de supervision ont été élaborés à cet effet. La restitution des différents résultats dans les écoles a permis de renouveler la confiance des écoles vis-à-vis à l’équipe RESASCO de Médecins d’Afrique. Toutefois, la mise en œuvre de cette activité n’a pas été effective faute de la disponibilité des staffs de certaines écoles.

Conclusion et perspectives :

L’éducation de la population, surtout des plus jeunes, est une condition indispensable du développement d’un pays. Or, cette dernière est intimement liée à la santé pour prétendre la rendre efficace et fructueuse. Ainsi, la prise en compte de la santé à l’école est un levier de l’épanouissement de l’enfant, donc source de développement.
Les parents d’élèves, bien qu’intéressés par la santé de leurs enfants, sont souvent réticents à payer les frais de participation aux activités RESASCO au lancement de la campagne, alors qu’ils le font plus facilement au moment de l’inscription de l’enfant à l’école. Cette modalité de cotisation va donc être généralisée dans les écoles avec lesquelles nous signerons des partenariats.
Pour le Congo, MDA envisage en 2018 d’étendre les activités RESASCO dans d’autres départements, notamment la Sangha (Ouesso), de créer des partenariats avec des cliniques de stomatologie, de psychologie, ophtalmologie… et de poursuivre le plaidoyer de mobilisation de partenaires techniques et financiers (PTF) au profit des activités RESASCO.
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SANTE/VIH
23.01.2018
Dans le cadre de son programme PANS (Partenariat Associatif Nord Sud), MDA a participé à la reformulation et a soutenu le projet de renforcement de l’Aire de Santé de Talhaya en Mauritanie, porté par l’Association des Ressortissants de Talhaya en France et leur partenaire en Mauritanie, AJTD. Ce projet s’articulait autour de 3 axes : réhabilitation et équipement du poste de santé, médecine ambulatoire pour permettre au plus grand nombre d’être consulté par un médecin et mise en place de la dynamique communautaire.

Cette dernière a été lancée par Médecins d’Afrique avec la restructuration du Comité de santé, la mise en place des relais communautaires et aussi leur formation. Les visites des villages, de leurs responsables, les échanges avec les autorités sanitaires et quelques référents du système des Nations-Unies ouvrent des nouvelles perspectives. MDA a accompagné la communauté dans l’élaboration d’un plan de renforcement de la dynamique communautaire sur un an.

C’est un engagement supplémentaires de MDA pour appuyer la communauté et ses organisations représentatives (COSA, ARTF et AJTD) pour contribuer au renforcement de la circonscription sanitaire de Talhaya. L’année 2018 est donc riche en perspectives.
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URGENCES
23.01.2018
Sous l’impulsion de l’OMS Afro, un atelier sur l’initiative EMT (Emergency Medical Team) pour l’Afrique a été organisé à Saly, au Sénégal, du 30 Novembre au 2 Décembre 2017. Il a regroupé une trentaine d’experts africains et quelques représentants de l’Initiative EMT venus d’Europe. Ces experts étaient issus des Ministères en charge des urgences dans leurs pays respectifs, de l’OMS et de 3 ONG internationales (Croix Rouge, Médecins d’Afrique, Save the Children). Médecins d’Afrique (MDA) était représentée par son Directeur exécutif, Dr Jean Théophile Banzouzi.

Au regard de la faiblesse actuelle de la réponse africaine aux urgences, il était important de mobiliser l’expertise africaine pour construire une vision concertée de la prise en charge des urgences médicales et d’identifier les besoins et les gaps. L’initiative EMT a le mérite de favoriser la mise aux normes des interventions pour une meilleure efficience.

Les Etats représentés ainsi que MDA ont planché sur des plans d’action stratégiques d’un an, temps nécessaire pour faire le plaidoyer et mobiliser des ressources (techniques et humaines), pour aboutir début 2019 à la mise en place d’équipes formées et certifiées, ainsi que d’un réseau de logistique d’urgence avec des stocks de contingence pré-positionnés. Le plan d’action de MDA a été validé par le Conseil d’Administration le 6 Janvier 2018 et une équipe de coordination s’est mise en place afin de relever ce défi, car cette initiative correspond au souhait formulé depuis la création de Médecins d’Afrique, d’être en mesure de déployer en cas de besoin une expertise africaine au service de l’Afrique.
photoIntervention

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